« Univers Transmédia », la petite association qui monte…

 

Pour Mélanie Bourdaa, "le monde de la recherche pourrait apporter des définitions et des bases théoriques sur le transmedia qui, actuellement, manquent".

Fédérer les acteurs du transmédia en Aquitaine, créer des ponts entre la recherche universitaire et le monde socio-économique autour du transmédia : tels sont les défis de Mélanie Bourdaa et Emmanuelle Vitalis, qui ont créé en juin 2011, l’association « Univers Transmédia ».

Auteure d’une thèse en Infocom sur l’interactivité et les études de fans, maître de conférence à Bordeaux III, spécialiste des séries TV US et études de fans, Mélanie Bourdaa connaît la logique universitaire sur le bout des doigts. Sa complice, Emmanuelle Vitalis, juriste, spécialiste en propriété intellectuelle et droits des nouvelles technologique, maîtrise, elle, tout l’aspect juridique et économique de l’univers transmédia. Toutes deux, pour mieux croiser ces deux secteurs, ont donc décidé de créer en juin 2011 l’association Univers Transmédia.

« Notre volonté est de rassembler au sein de cette association tous les acteurs du transmédia présents en Aquitaine, de les identifier, de les repertorier et de faire en sorte qu’ils se parlent et échangent. On sent une forte demande pour savoir tout d’abord ce qu’est le transmédia et pour savoir vers où l’on va. Il y a aussi un vrai besoin d’accompagnement sur les questions de modèles économiques et juridiques« , indique Mélanie Bourdaa. La recette étant que chacun peut ajouter sa pierre. «  Le monde socio-économique, lui, bénéficie d’un savoir dans la mise en application et en pratique d’objets transmédia. Le monde universitaire, lui, peut apporter des définitions, des bases théoriques, des analyses de systèmes économiques, narratifs, multimédia qui actuellement manquent« .

Un annuaire des acteurs est ainsi en cours et les deux créatrices de Univers Transmédia, envisagent par ailleurs l’organisation de rencontres mensuelles de ces différents partenaires parmi lesquels on compte d’ores et déja des sociétés telles que Bordeaux Games ou des structures telles qu’Ecla. « Nous avons la chance en Aquitaine, tout comme à Lyon ou dans sa région, d’avoir un vivier d’acteurs transmédia très important. Ce serait dommage de ne pas les mettre en connexion« , conclue Mélanie Bourdaa.
Marianne Peyri

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>