« Une histoire sera accessible de n’importe où, comme vos mails, vos amis… »

Deux questions à Méline Engerbeau, conceptrice-rédactrice et Camille Duvelleroy, architecte transmedia de la société bordelaise Once upon.

Qu’apporte le transmedia dans la narration d’une histoire ? En quoi peut-on parler d’une petite révolution pour le public ?

Il n’y a plus une seule histoire sur un seul support. Notre travail est justement de proposer des prolongements à une histoire et de la transformer en experience pour le public. Ce dernier devient actif. Le transmedia pose donc la question de la place du public dans l’oeuvre. Dans un univers transmedia, le public a la possibilité d’actions, d’interactions… Quand il lit un livre classique, le lecteur ressent des émotions, émet des hypothèses, mais, là, dans une oeuvre transmedia, la différence est qu’il peut les mettre en action.
Le schéma est double : le récepteur peut remonter à l’émetteur et inversement, l’émetteur peut remonter au récepteur. C’est l’idée aussi qu’une histoire sera accessible de n’importe où, comme le sont nos mails, nos amis…

On dénonce le lien actuel entre marketing et transmedia. D’autres formes, moins commerciales, sont-elles possibles ?

On est dans un secteur en pleine découverte depuis deux à trois ans. Les modèles sont en train de s’inventer. Contrairement aux Etats-Unis, où ils sont davantage dans une logique commerciale, nous avons la chance en France d’avoir un modèle audiovisuel très différent marqué par un soutien fort à la création, par le CNC, par les chaînes de télé… Il y a, en France, une culture de la création d’objet, une vision d’auteur qui peut trouver son financement.

Marianne Peyri

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