Imprime-moi un mouton, le FabLab du Petit Prince

Le petit tour du côté de l’îlot des Pinces ou les premières phases de leur projet de FabLab émergent. A l’occasion de l’édition 2013 des Imaginaires du savoir, Thierry Bombardier détaille la vision du groupe et élargit son analyse en se basant sur son expérience de  FabLab.

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L’îlot des Pinces cogite !

 « Aujourd’hui, pendant le workshop FabLab, on nous demande de cibler un public précis, un type de pièce, un matériau. Mais je trouve que c’est un peu contraignant de détailler à ce point la cible. J’ai une vision assez philosophique du concept de FabLab, je vois cela comme un espace d’échange universel« , explique Thierry Bombardier, enseignant en électronique et mécanique à l’université de Bordeaux 1.

Le projet de l’îlot des Pinces a un nom très poétique : « imprime-moi un mouton ». Le groupe part de l’œuvre de Saint-Exupéry pour définir son idée « Sur la planète du Petit Prince, les moutons n’existent pas. Nous avons la même ambition : aider les visiteurs à matérialiser leurs rêves, leur mouton à cinq pattes. »

Leur mentor pressenti ? Rien de moins que le designer Philippe Starck et le réalisateur Michel Gondry ! « Ce sera un lieu de partage transgénérationnel entre des personnes au profil « enfants » qui ont des rêves, et des personnes au profil « papi », qui ont un savoir-faire », ajoute Thierry Bombardier. 

Le maître mot du FabLab : la collaboration

Au delà de cette journée, l’enseignant participe à une association de FabLab bien avancé, Co@bit. L’idée, c’est de fédérer plusieurs populations. « Dans l’idéal 30 % de nos visiteurs seront des TPE et des PME qui peuvent venir au FabLab pour finaliser leur projet, faire une démonstration devant le client. Un autre tiers des utilisateurs sont les étudiants qui peuvent participer aux projets des entreprises, ce qui leur permet de comprendre la dynamique d’entreprise en Aquitaine.«

Et le denier tiers ? « Des Géo Trouvetou, en majorité des retraités qui ont un carnet d’adresse, du temps et des jeunes en errance, sans emploi mais pas forcément sans idées ! Ils seront la force vive du FabLab. A terme, le FabLab Co@bit pourra associer des entreprises qui n’ont pas la possibilité de répondre à un appel d’offre à des étudiants en recherche de projets concrets. Dans le cadre d’un thème d’étude, ceux-ci pourront fournir à l’entreprise un pré-projet. » Et Thierry Bonbardier d’ajouter que les petites entreprises en Aquitaine constitue 80 % d’embauche en Aquitaine. « C’est une synergie qui peut se transformer en emploi pour les étudiants ».

Elsa Dorey, journaliste Cap Sciences